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Il crée JB Matelotage par passion de la mer


Julien Barnet, 31 ans, a créé sont entreprise individuelle. Après un diplôme de skipper et un brevet d'état « voile habitable ». Il nous parle de son parcours. Le forum de la création d'entreprise a lieu vendredi. Rencontre.

Installé dans l'atelier qu'il a aménagé lui-même, rue des Bolincheurs, Julien Barnet, 31 ans, a créé son entreprise individuelle, JB Matelotage. Après un diplôme de skipper décroché à l'École d'apprentissage maritime en 1999, ce passionné de voile passe un brevet d'état « voile habitable » en 2001. C'est le temps des convoyages.

« Mais je voulais par-dessus tout être libre, gérer ma vie. C'est ainsi que je franchis le pas et m'installe à mon compte » confie l'entrepreneur. Entre 2009 et fin 2010, il goûte à une première aventure dans l'univers de l'auto-entreprise. « Une voie intéressante dans un premier temps pour me lancer, mais comme je ne pouvais pas récupérer la TVA, cela a fini par manquer d'intérêt, » analyse Julien Barnet qui ne travaille pas loin de 55 heures par semaine.

C'est ainsi que depuis le début de l'année, il se sent plus à l'aise dans le milieu de l'entreprise individuelle. « Je n'ai pas contracté d'emprunt, préférant l'autofinancement. Dans le milieu du nautisme, il faut être réactif » avoue-t-il.

Aujourd'hui, il fabrique de A à Z des cordages high-tech, s'investit dans la recherche pour imaginer des solutions novatrices. Il allie le savoir-faire traditionnel du matelotage aux matériaux modernes, réalisant toutes sortes d'épissures, des surgainages, toutes les fixations textiles.

Il participe aussi à la réalisation de gréements, optimise les plans de ponts, règle les haubans, etc. Tout ce qu'il faut pour faire avancer un bateau plus vite, faciliter les manoeuvres et réduire l'usure des voiles et des bouts.
Renseignements au 06 11 74 71 57. Site : http://www.matelotages.fr

Source : Ouest France Concarneau, 26 Mai 2011.
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Article dans le "sac de noeuds" 

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Article du site de la classe mini

Publié sur le site internet de la mini transat le 30.09.09 - 14:00

Julien Barnet en connaît un bout
Avec ses cheveux longs, blonds retenus par un catogan, il ressemble comme deux gouttes d'eau à Sébastien Picault : « Parfois des gens ne comprennent pas que je ne signe pas d'autographes. Mais je ne suis pas Picault. »

Lui ne navigue pas. En pro, tout au moins. Car son univers ce sont les marins, les bateaux, la mer. Dans ce milieu restreint, il y a les skippers en premier lieu bien sûr. Puis les spécialistes en électronique, en matériaux composite, les maîtres voiliers, les accastilleurs etc. Le domaine de Julien Barnet, c'est les cordages, les bouts. Il est mateloteur.
A 30 ans, ce Normand qui vit en Bretagne, possède son brevet d'état, il a fait de la plaisance durant quatre ans « mais ce que j'aime c'est travailler les cordages et les adapter à ce à quoi ils sont destinés. »
Et de poursuivre avec la passion d'un peintre, d'un architecte où d'un cuisinier : « Chaque cordage à un rôle. L'un est là pour tendre, l'autre pour hisser, certains pour reprendre les efforts. Il faut faire très attention aux points d'usure. Je n'ai pas le droit de rater un travail. Si la drisse casse, c'est fini pour le marin. »
Il aime bosser sur les minis « De vrais laboratoires. Travailler à la chaîne ne m'intéresse pas ». Et Barnet découvre, invente notamment : « Un mousqueton textile largable sous charge au niveau de la bastaque. C'est une sécurité supplémentaire pour la bastaque.»
Julien a appris sur le tas, puis a intégré une entreprise avant de se mettre à son compte et de fonder sa propre société « JB matelolage la fibre marine ». Il est à Madère et saute d'un bateau à l'autre. Il est connu comme le loup blanc sur tous les pontons de France et de Navarre. Toujours le sourire aux lèvres son sac en trois compartiments sur l'épaule, ses outils à base … de longues aiguilles incurvées, prêtes à servir Julien est disponible.
« J'aime ce que je fais ». Faire d'une passion un métier, qui n'en rêverait pas.

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Copyright © 2010. Tous droits réservés.Mon mail : julien@matelotages.frdate de publication lundi 19 mars 2012